Biographie


Né en 1960 à Brest, Yvon Le Bras est enseignant.
Il a exercé à La Réunion au Lycée Antoine Roussin de St Louis, à l’Ecole des Beaux-arts du Port et à l’Ecole d’architecture de Saint-Denis. Il a poursuivi sa mission d’enseignant au Maroc à Tanger, au Lycée Regnault de 1994 à 2000. Durant cette période il a entamé une activité de recherche sur les artistes marocains en publiant des livrets, des catalogues d’expositions et des articles. Depuis son retour en France, il enseigne au lycée Pierre-Guéguin de Concarneau, dispense des cours à l’Université de Bretagne Occidentale au pôle Pierre-Jakez Hélias et assure la mission de conseiller relais au musée des Beaux-Arts de Quimper. Il a publié chez Coop Breizh : Jean Renault, la théâtralité chahutée de la peinture (2004) et Yves Doaré, carnets d’atelier. Un rapport aimant et furieux à l’image (2010). Il a également participé à l’ouvrage consacré à Yves-Marie Péron, Yves-Marie Péron, nous sortirons par l’horizon (2007). Il collabore aussi à des publications au Maroc, notamment avec les Editions Le Fennec : Mohamed Drissi, Corps/Espace (2011). Plus récemment encore, il a publié Yves Doaré, l'oeuvre gravé aux éditions Locus Solus (2013). Il travaille actuellement sur l’Ecole de Lorient et sur les ateliers d'artistes.


samedi 20 août 2011

Livre: L'Apocalypse selon Jean Renault. Journal d'atelier et genèse d'un cycle par Yvon Le Bras.


Publication : 2011
ISBN 978-2-84346-443-0
Editions Coop Breizh

L’Apocalypse selon Jean Renault. Journal d’atelier et genèse d’un cycle est une enquête d’atelier. Pendant deux ans je me suis rendu régulièrement à l’atelier de Kerguivarec pour suivre le travail de Jean Renault sur l’Apocalypse. Nous avons décidé de donner à ce livre la forme d’un entretien par souci de rendre d’une manière vivante le procès de l’œuvre. L’artiste avait l’ambition de « casser sa peinture », de renouveler sa manière. L’instrument de cette réforme est un blanc agitateur à qui il revient d’animer l’espace, de bousculer la composition, le privilège d’amplifier une manière en réaffirmant l’importance de l’élément proprement pictural, y compris dans un cycle illustratif. Pour rendre l’évidence poétique du texte il importe non pas seulement d’instruire mais aussi d’échauffer les esprits. Mettre autant de peinture que de pensée fut la nouvelle l’exigence de ce travail. Nos discussions portent exclusivement sur des considérations formelles : le choix des scènes illustrées, la fonction du dessin par rapport à l’étude, l’évolution du blanc agitateur, la maladresse revendiquée du dessin, le rythme chromatique et la circulation du regard….  Autant de sujets qui jalonnent, éclairent  la « fabrique de l’image » qui constitue le cœur de la peinture.
Jean Renault, Le Dévoilement, huile sur toile 114 x 146 cm

vendredi 19 août 2011

Livre: Mohamed Drissi, Corps/Espace


Publication : 2011
ISBN : 978-9954-1-6729-8
Editions Le Fennec

Mohamed Drissi, Corps/Espace est un ouvrage collectif consacré à Mohamed Drissi, peintre marocain. J’ai participé à cet ouvrage aux cotés de Nicole de Pontchara, de Mohamed Rachdi, Mostaka Chebbak et Abdelbaki Belfaqih. Le livre contient un superbe témoignage de Mohamed Choukri, l’auteur mythique du Pain Nu. Ayant vécu a Tanger j’ai suivi le travail de Mohamed Drissi pendant six ans. Mon texte - Un expressionnisme métaphysique et spectaculaire - vise à retracer le parcours de l’artiste, son travail mais aussi à qualifier une œuvre dont la réception fut assez mouvementée : « L’acte d’accusation est simple : l’artiste transgresse la morale et humilie la beauté en peignant des vierges folles et des vierges sales ».

Mohamed Drissi, huile sur toile, 197 x 245 cm (1998/99)

jeudi 18 août 2011

Livre: Yves Doaré, carnets d'atelier. Un rapport aimant et furieux à l'image.


Publication : 2010
ISBN : 978-2-84346-428-7
Editions Coop Breizh

Yves Doaré, carnets d’atelier. Un rapport aimant et furieux à l’image. Ce livre est consacré aux carnets d’Yves Doaré. Ces carnets qui couvrent près de quarante ans de création sont une manne fabuleuse pour un chercheur: ils m’ont permis de suivre au plus près la venue de l’œuvre et m’ont donné la sensation unique de m’immerger dans l’antre de l’art. Ils contiennent tout à la fois des croquis réalisés sur le vif, des études préparatoires, des notes de lecture et des réflexions théoriques. Cette matrice bouillonnante méritait qu’on s’y attarde. Au fil de mon enquête j’ai peu à peu compris que ces carnets constituent une esthétique à part entière. Ils montrent une forme particulière, rétive et indécise, à l’aboutissement retardé et qui révèlent un rapport aimant et furieux au monde et à l’image, et dont les tensions traduisent le refus d’adopter la redingote de l’art, la contrainte policée et normative de l’œuvre achevée. Ce livre a servi de catalogue d’exposition pour trois événements qui se sont tenus successivement à la Chapelle des Ursulines de Quimperlé (2010), au musée d’Art graphique d’Issoudun (2011) et à l’Arsenal de Soissons (2011).



Yves Doaré, crayon et encre, carnet 55 (1995-98)

mercredi 17 août 2011

Livres: Yves-Marie Péron. 48°,28' de latitude Nord - 5°,06' de longitude Ouest: Ouessant la genèse d'un monde.


Publication : 2007
ISBN : 978-2-84346-331-0
Editions Coop Breizh

Yves-Marie Péron. Nous sortirons par l’horizon est un livre de Françoise Péron auquel j’ai participé sous la forme d’un texte de clôture intitulé : 48°.28’ de latitude Nord – 5°. 06’ de longitude Oust : Ouessant la genèse d’un monde.  Ma participation à cette aventure éditoriale est liée à la volonté de l’éditeur d’associer  un regard extérieur à cette recherche. Mon texte cherche à mettre en évidence les dynamiques de l’œuvre et à expliquer le rapport étroit qui unit l’artiste à son île atelier. L’abstraction lyrique d’Yves-Marie Péron ne peut se comprendre que dans le rapport intime qu’il entretient avec la nature. La réception du monde et sa transcription immédiate est une discipline qui exige la connaissance intime d’un lieu. La toile révèle alors par des colorations subtiles et délicates, l’accomplissement génésique du monde.


Yves-Marie Péron, L'île rouge, acrylique sur toile, 73 x 100 cm (1987)

mardi 16 août 2011

Livre: La théâtralité chahutée de la peinture


Publication : 2004
ISBN : 2-84346-230-4
Editions Coop Breizh


« Jean Renault: la théâtralité chahutée de la peinture » n’est pas une monographie ordinaire. J’ai suivi pendant près de quatre ans, par une présence régulière à l’atelier,  le cheminement de « l’œuvre se faisant ».
Le livre présente le travail de l’artiste, sa méthode et les nombreux cycles qui jalonnent son parcours. Après avoir pratiqué une peinture abstraite sous l’influence de Bissière, Jean Renault revient vers la figuration au début des années 80. Dès lors, il a enchaîné une série de cycles : Le Cantique des Cantiques, Variations sur le Tintoret, Le chemin de croix de l’homme qui a peint un chemin de croix, Le Temps et Mythologie. A ceci s’ajoutent les travaux monumentaux de l’artiste au centre mutualiste  de réadaptation et de rééducation fonctionnelles de Kerpape à Ploemeur. Jean Renault a aussi exposé régulièrement, notamment au Musée des Beaux-arts de Quimper (1996/97), à la Chapelle des Ursulines de Quimperlé (1999), au musée d’arts sacré de Saint-Hilaire-du-Harcouët (2003) et à la chapelle des Ursulines de Lannion (2008).
 Au delà de cette présentation exhaustive, l’ambition de ce livre est aussi de défendre une certaine conception de l’écriture sur la peinture.   Il s’agit de dépasser la connaissance objective de l’histoire des formes  en laissant passer un peu d’affect. Le propos sur la peinture mérite d’être accentué par un tempérament.


Jean Renault, Variations sur le Tintoret, Huile sur toile (1994-96)

lundi 15 août 2011

Livre: Guillevic, De ma mort - Encres de Claude Henri-Bartoli - Texte d'escorte d'Yvon Le Bras


Publication : 2002
ISBN 5 910 457 89-3
Editions Domens/Arcana

Désirs est un livre destiné aux bibliophiles. Il comprend un poème d’Eugène Guillevic, des encres originales de Claude-Henri Bartoli et un texte d’escorte rédigé par moi-même. Ce texte, relativement court, explique l’exigence et la discipline de l’encre.

dimanche 14 août 2011

Catalogues d'expositions


Ecole de Lorient
Textes: Henri Gaudin,
Yvon Le Bras (La géopoéticité de l'espace ou le rapport intime  de l'artiste à la nature)
Lorient, Galerie du Faouëdic (2010)




Drissi, Hommage à Mohamed
Textes: Fean-François Schaal, Youssef Ouahboun, Farid Zahi, Mohamed Choukri, Yvon Le Bras (Mohamed Drissi, L'autoportrait à la palette et au chat: une oeuvre testamentaire).
Institut français de Tanger, Galerie Delacroix (2003)




Anfgela Biancofiore, Signes nomades, sur les traces d'Oukaïmeden
Textes: Abdlelhak Serhane, Pierre manuel, Yvon Le Bras (une memopeinture).
Tanger (1999)



Ras El Hanut
Textes: Abdelkibir Khatibi, Anouar El Mortaji, Fatema Mernissi, Yvon Le Bras (Ras El Hanut, la géographie de l'art)
Instituts français de Rabat et de Tanger (1998)




Abdelkrim Ouazzani, Peintures/Sculptures
Textes: Mohammed Kacimi, Yvon Le Bras (Ut pictura poesis)
Instituts Français de Rabat et de Tanger (1997)


samedi 13 août 2011

Articles: presse spécialisée et colloques


Arts et Métiers du Livre, n° 300, janvier-février 2014
Article sur la publication du catalogue raisonné d’Yves Doaré




HOPALA !, n°29, juillet-octobre 2008
Yvon Le Bras (Yves Doaré, un rapport aimant et furieux à l'image et au corps)




Mutations plastiques marocaines
Marseille: Passage de l'art, L'art renouvelle le lycée, le collège, la ville
Conférenciers: Alain Chareyre-Mejan, Mohamed Rachdi, Khalil M'Rabet, Yvon Le Bras




Tierra Adentro, n° 96 (Février-Mars 1999)
Yvon Le Bras: Jesus Ramos, le réenchantement du monde




Mappemonde, Université de Montpellier (1994)
Christian Germanaz, Yvon Le Bras: Tableaux et modèles: "Vive la sintayse".




vendredi 12 août 2011

Derniers articles de presse:




ÉCRIRE LA PEINTURE


AR MEN, Janvier-Février 2012, n° 186

Yvon Le Bras est un homme de grande culture. Ce professeur et critique d'art a publié en 201 0 une somme considé­rable au sujet du graveur Yves Doaré: Yves Doaré, carnets d'atelier Un rap­port aimant et furieux à l'image. Il livre aujourd'hui l'Apocalypse selon Jean Renault. Journal d'atelier et genèse d'un cycle. Sa démarche est puissante et inspirée. Au fil de ses ren­contres, entre 2005 et 2007, avec le peintre Jean Renault, dans son atelier de Kerguivarec en Clohars-Carnoët, il photographie l'avancement des œuvres en cours, dialogue intensé­ment avec l'artiste, le pousse dans ses retranchements, puis note dialogues et réflexions au fil d'un journal admira­blement écrit, lequel n'a rien à envier à l'objectif que Jean Renault assigne à son œuvre picturale : "Mettre autant de peinture que de pensée". On se souvient, lisant ces conversations emplies de rigueur et d'intelligence, de Giacometti confiant à James Lord
défaites et obsessions, découragement et désespoir. Yvon Le Bras a le talent de l'écrivain américain. Sa narration de la peinture dit doutes et difficultés, ouvrage toujours remis sur le métier, victoires lentes et progressives sur le sujet terriblement complexe choisi par le peintre. Car l'Apocalypse résiste ! Comment "représenter, aujourd'hui, ce texte vieux de vingt siècles qui détaille les persécutions subies par l'Église primitive sous Néron ou Vespasien ? Comment en rendre la dimension allégorique, celle d'une Eglise universelle ? Et l'on songe ici
au mot de Claudel célébrant en l'Apo­calypse le mariage des archives du passé et [des] coulisses de l'avenir". Jean Renault choisit la voie d'un art qui intrigue, ne refuse pas "l'étrange étrangeté" et laisse au spectateur le droit - ou le devoir ? - "d'achever une incomplétude mystérieuse". C'est l'honneur des deux artistes de nous introduire en leur monde des hési­tations et des retours sur soi, au sein même de l'archéologie de la "matière artistique". Un texte de Marie Le Drian clôt dans la splendeur continuée cet ouvrage. Voisine de Jean Renault, la romancière - dont nous aimons la façon sensible et désenchantée - ose enfin pousser la porte de l'atelier du peintre, qu'elle ne connaissait que de vue : il la reçoit, il est cordial. Il parle puis se tait. Il fume. "Il semble voir, lui, au-delà de la toile". A-G.M.
L'Apocalypse selon Jean Renault. Journal d'atelier et genèse d'un cycle, Yvon Le Bras, Éditions Coop Breizh, 127 pages, 24 .
 




L'Apocalypse selon Jean Renault, d'Yvon Le Bras

OUEST-FRANCE
Vendredi 29 juillet, 2011
Pour cet ouvrage, l'auteur choisit la méthode de l'entretien avec l'artiste, évoquant l'évolution de sa peinture. Paru chez Coop Breizh.

C'était cette maison d'édition (Coop Breizh) qui, en 2004, avait publié une superbe monographie consacrée au peintre, et intitulée : Renault, la théâtralité chahutée de la peinture, et déjà signée d'Yvon Le Bras, enseignant et critique d'art.
Entretiens d'ateliers
Ce dernier utilise une démarche relativement originale : « Celle qui consiste, par une présence régulière à l'atelier, à dévoiler l'oeuvre se faisant... ». Racontant les doutes, les réflexions, les changements de direction de l'artiste. Ici en l'occurrence, Jean Renault, né à Rennes en 1934, installé aujourd'hui à Clohars-Carnoët, travaillant par longues séries de cycles (Le cantique des cantiques, le Chemin de croix, la mythologie...).
« C'est Jean Renault qui m'a « relancé », confie Yvon Le Bras, en me glissant dans l'oreille, lors d'une exposition, qu'il avait entrepris de « casser sa peinture », en se lançant dans un nouveau cycle sur le thème de l'Apocalypse. ». Même pour un auteur fatigué par les cinq années de recherches nécessitées par son dernier livre, l'appel du pied était trop tentant.
« J'ai toutefois posé mes conditions : si cela doit donner lieu à un nouvel ouvrage, ce sera sous la forme d'entretiens mensuels et sans concessions sur le processus de création. »
Autant de peinture que de pensée
Le fruit de ces riches échanges vient donc de paraître, sous le titre L'apocalypse selon Jean Renault, journal d'atelier et genèse d'un cycle. Et dans lequel, tout en se voulant pédagogue, l'auteur donne à l'artiste, si l'on peut dire, l'opportunité de se mettre à nu.
Une Apocalypse née en fait, de son expérience auprès d'enfants, souvent polytraumatisés ou lourdement handicapés, rencontrés à Kerpape, où il avait été appelé à donner des cours, tout en y réalisant un ensemble de 14 peintures. Un trauma et une révélation qu'Yvon Le Bras qualifie de « Tohu-bohu cosmique ».
Le Bras nous livre ici des entretiens authentiques, dans lesquels Renault, « parfois ému aux larmes, avoue l'auteur, admet « chercher l'homme qui est derrière la toile » ou avoir besoin, tel Don Quichotte, d'un moulin contre qui se battre ».
Alors Jean Renault « casse » le bel agencement de la toile en y introduisant « des blancs agitateurs venant perturber les tableaux ». Nuages ou ectoplasmes : « un contrepoint nécessaire à l'ordre », imagine Le Bras. Mais que Renault, vit, lui, non pas comme une démarche, mais simplement comme un nouvel élément intervenant dans sa peinture. Revendiquant même le droit, pour l'artiste, de ne pas être trop dominé par ce genre de démarche intellectuelle.
« Je souhaite qu'il y ait dans une toile, autant de peinture que de pensée. »
L'apocalypse selon Jean Renault, par Yvon le Bras, chez Coop Breizh. 22 tableaux de l'Apocalypse sont exposés à la chapelle Saint-Matthieu de Guidel (Morbihan) jusqu'au 28 août.
Ronan GORGIARD.


Jean Renault à l'atelier de Kerguivarec




Carnets d'Yves Doaré. Dans les coulisses de l'art
LE TELEGRAMME,
26 juin 2010
Les peintures, gravures et carnets d'atelier d'Yves Doaré sont visibles à partir d'aujourd'hui à la chapelle des Ursulines. L'occasion de suivre le cheminement de création de ses œuvres.
Le principe de l'exposition est de montrer ce qui est moins connu d'Yves Doaré. Il est plus connu en tant que graveur, nous avons voulu montrer le reste», souligne Myriam Caron, responsable du service culturel à la mairie. Le reste? Des peintures, qui constituent le principal de son travail depuis ces deux dernières années, puisque l'artiste, né à La Roche-Bernard en 1943, a mis la gravure entre parenthèses.
Premier carnet en 1972
Si le public peut découvrir une vingtaine de toiles ainsi que deux gravures, il peut également se plonger dans le travail en amont de l'artiste. Quelques carnets d'atelier d'Yves Doaré sont présentés en vitrine. Un diaporama d'une vingtaine de minutes permet également de «feuilleter» ces carnets dans lesquels sont consignés croquis, réflexions, citations, reproductions d'oeuvres d'autres artistes. «Le premier date de 1972. Ce sont des choses un peu spontanées, inachevées, un peu fourre-tout, une sorte de journal intime. Le carnet a sa vie propre. Ce n'est pas forcément dans un but de créer quelque chose», précise le peintre. Ces carnets sont présentés pour la première fois, sous l'impulsion d'Yvon Le Bras, historien de l'art et critique. Les deux hommes se sont rencontrés en 2005 lors d'une exposition à Quimper. Yvon Le Bras a alors proposé à Yves Doaré d'écrire un livre à partir de ses carnets. Il en a utilisé 88 pour réaliser son ouvrage.
«La trace d'une réflexion»
«Les artistes qui travaillent sur des carnets aujourd'hui, c'est plutôt rare. Le carnet c'est la trace au quotidien d'une réflexion, d'une démarche artistique, qui permet de comprendre la genèse d'une oeuvre. C'est un peu les coulisses de l'art», explique Yvon Le Bras. «Ce qui est intéressant justement dans cette exposition, c'est qu'elle ne montre pas seulement le travail fini mais tout le processus de création. La base de l'exposition ce sont les carnets», insiste Myriam Caron. Et d'ajouter: «Avant la réalisation d'une oeuvre, il y a un gros travail de réflexion, de préparation et de maturation. Si l'on montre tout le travail qu'il y a derrière, le public peut mieux comprendre et plus s'y intéresser». Pratique Chapelle des Ursulines, avenue Jules-Ferry. Visible tous les jours (sauf le mardi) jusqu'au 26septembre, de 10h à 12h et de 14h30 à 19h. Entrée: 1,80 EUR, 1 EUR (réduit). Le livre d'Yvon Le Bras, «Yves Doaré, carnets d'atelier» (édition Coop Breizh) est en vente sur place.
Florence Vergne


Yves Doaré, carnet 18, (1984)